Edugami — expérimenter la pédagogie conversationnelle avec l’audiovisuel

Origine
L’idée a germé il y a environ 4–5 ans avec Dan Wechsler (Bord Cadre films), à partir d’un projet audiovisuel : comment prolonger un film documentaire par une conversation vivante, ancrée dans des sources, plutôt que par un quiz figé.
Elle a ensuite été portée avec Peter Charaf et Ulrich Fischer. D’autres collaborateurs ont enrichi le pilote (notamment Benoît Perrin et Gilles Labarthe). La collaboration actuelle se fait principalement avec Peter Charaf et Jérémy Argyriades.
Le premier terrain d’essai concret, c’est Dilemme Plastique : un sujet sociétal (plastique, usages, contradictions) traité en classe via un documentaire et une conversation multimodale. De ce pilote est né Edugami, le lab Memoways d’expériences pédagogiques conversationnelles. Gamilab contribue notamment à la chaîne parole → texte (speech-to-text) et aux briques d’orchestration ; le projet reste porté par Memoways, avec une lecture publique de l’articulation sur GamiWays.
Ce qui existe
Voici la porte d’entrée pour voir, essayer et réserver un atelier.
Comment ça marche (la mécanique)
Choix structurants (haut niveau). Conversation multimodale (avatar + documents + média), expérience orientée atelier et feedback utilisateurs. Les premières briques de prototypage (ex. Flowise) ont servi à explorer ; elles ne définissent plus la suite. Pas de détail d’infra ni de secrets techniques ici — l’essentiel est cette mécanique d’expérience.
Ce que disent les enseignants
« Ce qui manque, c’est le temps de créer des contenus. » — enseignant·e, secondaire
« Trop chouette de faire de la classe inversée… et en plus avec de l’IA. » — enseignant·e, secondaire
« Toute nouvelle méthode pour éveiller l’esprit plaît ; rester à la page fait partie de l’ADN. » — enseignant·e, secondaire
« Varier les objets, les approches et les médias » pour casser le rythme et créer de l’interaction. — enseignant·e, secondaire
Apprentissages
Suite
Court terme : faire découvrir et réserver l’offre d’atelier via Edugami en lien avec le service Memoways de formation / enseignement IA.
Plus long terme : envisager un partenariat avec une institution pour une solution personnalisée.
FAQ
RéponseMasquer la réponse
Edugami n’est pas « une app scolaire avec un chatbot ». C’est le laboratoire Memoways qui teste une hypothèse précise : une conversation multimodale (avatar mentor + sources + audiovisuel) peut-elle faire débattre autrement qu’un quiz, une vidéo linéaire ou une fiche pédagogique ? Le cadre, c’est la pédagogie conversationnelle : l’élève argumente, nuance, cherche des indices ; le système orchestre médias et parole pour tenir le rythme d’un atelier, pas celui d’une FAQ libre.
Dilemme Plastique est le pilote public de ce labo — pas un produit séparé. Enquête ludique sur le plastique (industrie, ONG, consommateurs, science), pensée pour le secondaire, avec un débrief en classe. On y voit la promesse et ses limites : le proto ouvert illustre la mécanique, sans encore porter toutes les fonctions des versions plus riches (notamment une playlist vidéo entièrement générée pendant toute la conversation).
Historiquement, l’idée naît d’une frustration d’auteurs audiovisuels : comment prolonger un documentaire par une conversation ancrée dans des sources, plutôt que par un module figé. Edugami désigne donc le cadre expérimental ; Dilemme en est la démonstration concrète, déjà confrontée à des enseignants et à des élèves.
La question qui reste ouverte — et qui intéresse un lecteur exigeant — n’est pas « l’IA marche-t-elle ? », mais : quelle grammaire audiovisuelle + conversationnelle tient en classe sans remplacer l’enseignant, tout en forçant l’esprit critique plutôt que la réponse toute faite ?
RéponseMasquer la réponse
Le cœur validé, c’est le secondaire (~12–20 ans) et les enseignants qui cherchent à casser le monomédia, relancer le débat, et ne plus passer leurs soirs à inventer des contenus interactifs from scratch. Les customer discoveries insistent sur l’argumentation, l’écoute active, la pensée systémique — pas sur « wow, une IA qui parle ».
Mais Edugami n’est pas un silo scolaire. Sur le continuum Edugami ↔ Storygami, le mode pédagogique / médiation vise aussi formation d’équipes, patrimoine, tourisme, sensibilisation : dès qu’un catalogue audiovisuel + une expertise doivent devenir une conversation cadrée, avec couverture de contenu obligatoire et ton maîtrisé.
L’ICP Memoways ici, ce n’est pas seulement « l’élève » : c’est le décideur (direction d’école, service pédagogique, musée, organisme de formation) qui se demande si une expérience conversationnelle justifie un atelier, un pilote, puis éventuellement un partenariat. L’élève reste l’utilisateur final ; le lecteur de cette page est souvent celui qui décide d’ouvrir la porte.
La nuance qui compte : on ne vend pas « de l’IA en classe ». On propose une forme d’atelier où l’audiovisuel et la conversation se partagent la parole — et où l’enseignant garde le débat, pas le prompt.
RéponseMasquer la réponse
L’objectif produit est une préparation légère : lire les propositions pédagogiques, comprendre le parcours du jeu, préparer le débrief — pas reconstruire un cours interactif from scratch. Plusieurs enseignants le disent en une phrase : ce qui manque, c’est le temps de créer des contenus ; Edugami vise exactement ce goulot.
Cela ne veut pas dire « zéro travail ». Préparer un bon débat après une session conversationnelle demande de l’attention : quelles tensions ressortir ? Quelles positions confronter ? Quels documents du parcours réutiliser ? L’outil accélère la matière ; l’enseignant reste le metteur en scène du collectif.
Point d’honnêteté prototype : autour d’environ 20 élèves simultanés, la stabilité technique reste un point d’attention. Les scénarios de secours (binômes, demi-groupes, rotation) ne sont pas un échec pédagogique — c’est souvent une meilleure qualité d’écoute. Tant que la solution n’est pas industrialisée, mieux vaut les prévoir que de promettre le plein régime.
La curiosité à garder : et si le vrai gain de temps n’était pas « moins préparer », mais préparer autrement — moins de slides, plus de structure de débat nourrie par ce que la conversation a fait émerger ?
RéponseMasquer la réponse
Pour le pilote Dilemme / Edugami, la ligne affichée est claire : stockage en Suisse, anonymisation, conformité RGPD. Ce n’est pas un détail marketing : la clientèle institutionnelle européenne (écoles, musées, entreprises) exige des pipelines sécurisés et une trajectoire de souveraineté crédible.
Le mode pédagogique ajoute une couche souvent oubliée : ce n’est pas seulement où vivent les logs, c’est ce que l’IA a le droit de faire. Contenu obligatoire, ton, bornes — le mentor n’est pas un LLM ouvert qui improvise un programme scolaire. La gouvernance éditoriale fait partie de la protection : protection des élèves et du sens pédagogique.
Côté trajectoire technique (GamiWays), l’ambition d’internalisation progressive (ASR/STT, bases, SLM, etc.) répond à la même exigence : maîtriser coûts, latence, dépendance aux règles de censure de fournisseurs, et capacité à déployer dans des contextes exigeants. Ce n’est pas « tout self-host demain » ; c’est une direction stratégique, pas un slogan.
Question à poser à tout outil « IA en classe » : qui contrôle le cadre de la conversation — le fournisseur du modèle, ou l’institution qui porte l’intention pédagogique ? Edugami se construit pour que la réponse tende vers la seconde.
RéponseMasquer la réponse
Le geste principal : ouvrir edugami.app, regarder l’offre atelier, réserver. Ensuite seulement : goûter la mécanique via le proto proto-dilemme2.edugami.app, puis éventuellement relier le format au service Memoways de formation / enseignement IA pour vos équipes.
Edugami n’est pas isolé dans l’écosystème. Avec AVA (cinéma conversationnel) et d’autres expériences, il appartient à une même famille : avatar + médias + orchestration. GamiWays Core est le chantier moteur — contexte, mémoire, Game Master, adaptateurs — pour réutiliser ces conventions sans uniformiser pédagogie et fiction.
Lecture utile pour un décideur : le proto pédagogique prouve le désir et la mécanique en atelier ; le Core porte la trajectoire produit. Confondre les deux, c’est soit sur-vendre un démonstrateur, soit sous-estimer ce qu’il a déjà appris.
Si vous voulez aller plus loin qu’un atelier ponctuel, la bonne conversation n’est pas « combien coûte le SaaS ? », mais : quel partenariat, quels contenus, quelle gouvernance — pour une expérience sur mesure digne de votre public. Détail public R&D : gamiways.memoways.com.
RéponseMasquer la réponse
Non — et c’est assumé. Le statut est celui d’un prototype / démonstrateur : utile pour ateliers, customer discoveries et retours terrain, pas un SaaS institutionnel clé en main. Afficher le contraire serait trompeur pour un décideur EdTech ou un canton.
Ce que le démonstrateur prouve déjà : l’intérêt pour le format (conversation + médias), l’appétit pour la classe inversée associée à l’IA, et un parcours atelier concrètement réservable. Ce qu’il ne promet pas encore : stabilité multi-élèves type « classe entière simultanée » sans scénario de secours, ni industrialisation self-service.
Pour une solution à l’échelle d’un établissement ou d’un réseau, le chemin réaliste reste un partenariat institutionnel — customiser objectifs, contenus, gouvernance — plutôt qu’un abonnement générique. En parallèle, Memoways / Gamilab construisent GamiWays Core : un moteur générique (orchestration, contexte, mémoire, adaptateurs) pour industrialiser ce type d’expériences sans les aplatir en chatbots marketing.
Autrement dit : Edugami est aujourd’hui un laboratoire visible, pas une plateforme de déploiement massif. La maturité produit viendra de la convergence proto pédagogique ↔ Core — pas d’un simple packaging SaaS du pilote actuel.
RéponseMasquer la réponse
Non : l’expérience tourne dans un navigateur (Windows, macOS, Linux, Android). Salles informatiques, portables, tablettes ou téléphones suffisent. Un casque améliore nettement l’immersion voice-in / voice-out, surtout si plusieurs élèves partagent un espace bruyant.
Le déroulé type reste volontairement simple : introduire → laisser les élèves jouer (~30 min, en classe ou à domicile) → animer un débat / synthèse avec les outils pédagogiques fournis. L’enseignant n’est pas copilote de l’IA pendant la session : il cadre l’intention, puis récupère la matière du débat. C’est là que se joue la valeur — pas dans le « pilotage technique ».
La complexité réelle n’est pas l’install : c’est la mise en scène pédagogique. Combien d’élèves en parallèle ? Solo, binômes, rotation ? Quel lien avec le chapitre du programme ? Le prototype force ces choix ; une solution industrialisée les rendra plus confortables, mais ne les effacera pas.
Si vous cherchez « zéro friction absolue pour 28 élèves simultanés demain matin », vous n’êtes pas encore sur le bon produit. Si vous cherchez un atelier à forte densité de débat avec un setup web réaliste, vous êtes dans la cible du démonstrateur.
RéponseMasquer la réponse
Le design ne cible pas un chapitre isolé (« le plastique, séance 3 ») : il vise des capacités transversales — communication, pensée créative, démarche réflexive, éducation numérique, enjeux environnementaux, débat argumenté. C’est pour cela que le format tient dans plusieurs référentiels sans se réduire à un pays.
Cadrages déjà travaillés côté Edugami : Suisse romande (PER) ; France (socle commun, EDD) ; Belgique (Tronc commun) ; et des alignements type CCSS / NGSS pour un lectorat international. L’outil n’« enseigne » pas à la place du programme : il exerce des compétences que les programmes réclament déjà, souvent sans disposer de formes d’atelier adaptées.
Point critique pour un lecteur exigeant : l’IA n’est pas là pour délivrer la bonne réponse. Elle pousse à argumenter, nuancer, justifier à partir de médias et de sources. S’il n’y a pas de débat après, on a sous-utilisé l’expérience — on a juste « fait tourner une démo ».
La compatibilité réelle se joue donc en deux temps : alignement référentiel (oui), et intégration dans votre progression (à co-construire). C’est aussi pour cela que le chemin institutionnel passe souvent par un atelier / un pilote avant un déploiement large.
Prochaine étape
Le geste principal : ouvrir edugami.app, regarder l’offre, réserver un atelier. Ensuite seulement : tester le proto, ou échanger sur un usage dans votre contexte pédagogique.



